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Il s'agit d'un volume où sont recueillis des articles de Rosen qui en a fait précéder la publication d'un premier chapitre original où il donne les fondements théoriques et techniques de sa méthode de l'analyse directe chez les psychotiques.
Si le rêve est un délire dont l'homme sort en quittant le sommeil, le malade pourrait abandonner sa psychose si on le réveillait. Dans la série qui conduit de la névrose aux manifestations obsessionnelles maniaco-dépressives, puis à la psychose, l'analyse directe introduit un nouveau terme, celuide la néonévrose.
J. Rosen définit la psychose comme l'état où l'inconscient a brisé les limites défensives créées par la névrose. L'Œdipey transparaît à chaque instant mais l'interprétation en semble inutile. Les psychotiques vivent en effet « à l'ombre d'un sein qui menace leur existence ».
L'auteur estime donc que le psychothérapeute doit être la mère idéale qui a fait défaut et qu'il doit pourvoir aux besoins inconscients de l'inconscient. Il est renseigné là-dessus par son propre inconscient et son patient doit devenir par une contre-identification constante, comme un membre de sa proper famille. Tel est l'ensemble des principes qui constituent la « grande loi » à laquelle doivent se soumettre les psychothérapeutes des psychotiques.
L'interprétation directe est la preuve d'une sorte de compréhension magique ; grâce à elle, le médecin prend place dans l'univers délirant du malade et ainsi l'énergie investie dans la psychose diminue-t-elle.
Elle doit porter sur tout le matériel verbal ou non qui constitue en quelque sorte le contenu manifeste de la psychose. Elle doit presque faire toujours allusion à un contenu oral et doit toucher à la relation thérapeutique mais en termes directs. A une femme qui voulait se croire homme, J. Rosen dira, par exemple : «En tant qu'homme, je n'aime que mes filles. »
Cesinterprétations directes déclenchent souvent des réactions très agressives qui sont un des critères de leur efficacité. Le thérapeute doit pr