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Sechehaye (M. A.). — Techniques de gratification en psychothérÀpie analytique (1).
Trillat (E.). — OralitÉ et langage.
Geier (S.). — La conception des maladies mentales et l'automatisme mental dans l'Œuvre de Clerambault.
Fernandez-Zoila. — Introduction a une Étude des nÉvroses existentielles.
(1) Sechehaye (M. A.). — Techniques de gratification en psychothÉrapie analytique.
Après avoir rappelé que la psychanalyse doit en principe se dérouler dans un climat de frustration dosée. L'auteur précise quelques indications et aussi les contre-indications des techniques gratifiantes dans les formes classiques de cette thérapeutique. Elles entrent dans le cadre des variantes de la technique qui sont représentées par les paramètres au sens où K. Eissler et M. Bouvet ont employé ce terme.
Dans la psychothérapie, les techniques de gratification doivent être distinguées des modifications techniques elles-mêmes qui s'imposent souvent (par exemple la position assise). La gratification par la présence authentique, par l'acceptation de certaines entorses aux règles habituelles, peut s'imposer chez le malade à Moi faible et chez ceux qu'on appelle les prépsychotiques, c'est-à-dire les patients les plus fragiles.
Chez les psychotiques proprement dits, la gratification ne doit être ni immédiate ni systématique. Elle peut prendre des formes paradoxales (interdiction d'exprimer les pulsions, reconnaissance du corps et de ses parties, etc.).
La gratification par des objets concrets symboliques doit être réservée aux schizophrènes massivement regressés. Elle se montre plus efficace que le maternage et réalise un comblement oral, suivant des modalités acceptables par les malades, dans un mode préverbal, le seul qui leur soit accessible, et qui respecte les parties adultes de leur Moi.
Tout au long de ce processus, le psychothérapeute doit devenir, dans le cadre de la relation anaclitique, « un objet d'élection » qui permettra une « greffe » psychique, au travers des processus symboliques réparateurs