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Loch (Wolgang). — Schulpsychiatrie. Psychoanalyse in Konvergenz ? (Y a-t-il convergence de la psychiatrie classique et de la psychanalyse ?) (pp. 801-810).
Wolgang Loch cherche une articulation entre la psychiatrie classique « science biologique » et la psychanalyse dans la relation appelée par H. Ditfurth « communication végétative ».
L'étude de la dépression endogène apparaît à Ditfurth comme celle de la « déviation morbide de la relation végétative à l'entourage », trouble biologique de base qui peut affecter un organe (symptômes somatiques) de même que la thymie (Gemüt) organe fonctionnel. Wolgang Loch considère le concept frontière de la pulsion selon Freud, comme parent de celui de « communication végétative ».
C'est aux écrits de Freud, Spitz, etc., qu'il emprunte la face objectale de « l'insuffisance vitale » postulée par Ditfurth, et sa dimension génétique. Il trouve dans les travaux de R. Ebtinger Psychopathologie des électrochocs la confirmation de la régression topique de la mélancolie.
Cet essai de synthèse et de conciliation aboutit à la notion d'une marge (pour l'auteur entre la physiologie de l'anatomie d'une part et les sciences métaphysiques de l'autre) où se déroulent le destin du déprimé et celui de l'action psychothérapique.
Cette réconciliation peut paraître assez artificielle (Kretschmer avait déjà souligné le non-recouvrement des notions de psychose, d'irréversibilité, d'organicité postulant des glissements fonctionnels dans le même domaine végétatif). Elle suppose que les aspects contradictoires issus des perspectives différentes expriment chacun la réalité alors que leur antinomie semble se situer au niveau d'une logique des mots — mots choisis par chacun à sa convenance, c'est-à-dire selon les convictions implicites qui orientèrent sa recherche.