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Le Congrès de Paris 1961 a suscité, malgré les vacances de la Pentecôte, l'intérêt habituel. Organisé par Mme Luquet, qui s'était dépensée sans compter, il réunit 135 congressistes autour d'un sujet s'articulant avec ceux des années précédentes : les identifications, le moi et l'image corporelle. Ainsi nos sociétés marquent l'intérêt qu'elles continuent d'apporter à l'étude du moi et de sa genèse.
Le dimanche 21 mai, après que le Congrès fut ouvert par l'allocution de F. Pasche, M. de Saussure (délégué de la Suisse) étant président, F. Alvim (de Lisbonne) présenta son rapport sur Troubles de l'identification et image corporelle, dont on appréciera la richesse des renseignements venant de directions diverses et l'effort synthétique dans une perspective clinique. Communications de S. Nacht (Paris), de A. Green (Paris) sur Le corps imaginaire et l'identification, et de R. Held (Paris).
Sous la présidence de Mlle Th. Jacobs Van Merlen (Belgique), l'après-midi nous permit d'entendre les communications de MM. R. Diatkine, S. Lebovici et E. Kestemberg (Paris), de Mme L. Veszy-Wagner (Londres), de M. Fain (Paris), de M. Gressot (Genève), B. This (Paris) et J. Finkelstein (Paris) (1).
Le soir, le Congrès donnait sa réception annuelle qui eut lieu dans le cadre du Musée des Monuments français, dans la belle salle des fresques de l'église de Saint-Savin. Les plaisirs du buffet se doublèrent de la visite des salles éclairées qui furent parfois une découverte pour les Français autant que pour nos hôtes. On déplora seulement le manque de sièges facilitant les conversations, lacune qui sera comblée lors des prochains Congrès.
Le lundi matin, sous la présidence du Pr N. Perrotti (délégué