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L'introduction du Dr Trillat a montré l'ambiguïté des théories concernant le corps et ses représentations imaginaires, théories qui se réfèrent à des doctrines diverses, non psychanalytiques, gestaltistes ou phénoménologiques, par exemple. L'on ne manque pas d'être frappé par l'ampleur des problèmes soulevés, par la finesse et l'originalité de certaines approches, et par le sentiment d'insatisfaction dans lequel nous laissent, en fin de compte, la plupart de ces multiples travaux, en raison même peut-être de leurs aspects contradictoires, comme l'a souligné le Dr Trillat. Il serait cependant aisé pour un critique non psychanalyste de constater que de nombreux problèmes, posés par ces auteurs — tel Mikorey, par exemple, lorsqu'il étudie les cas de membre-fantôme — n'ont même pas retenu l'attention des psychanalystes (1). (Ainsi l'apparition du fantôme dans le cas d'une amputation accidentelle et son absence en cas de gangrène…) Il serait cependant non moins aisé pour un psychanalyste de répondre en utilisant son système de références. (Il parlera ici de bon et de mauvais objet, de perte objectale et de perte narcissique, de deuil pathologique, etc.)
Aussi, il nous semble indiqué d'abandonner, pour l'instant, toute intention critique cherchant la mise en évidence de failles ou de contradictions dans les premiers travaux psychanalytiques sur la question, pour tenter, au contraire, de mettre l'accent sur la convergence des démarches suivies.
En fait, le problème qui se pose aujourd'hui, à quiconque se penche sur ces premiers travaux, est de savoir ce que les concepts de schéma corporel, d'image du corps, de vécu corporel…, ont apporté à la théorie