You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Avant d'aborder les facteurs de guérison, rappelons brièvement comment nous concevons l'état de santé psychique.
La santé psychique nous semble être, essentiellement, une capacité de vivre de façon permanente en accord avec soi-même et avec autrui. Elle implique donc la réduction au minimum des conflits intra-psychiques, et par conséquent, un « Moi » fort : c'est la faiblesse du Moi, nous le savons, qui conditionne une névrose.
Pour que le Moi possède à la fois la force, la maîtrise et la souplesse nécessaires à la santé psychique, Freud nous a enseigné que « ce qui est le Ça doit devenir le Moi ». Autrement dit, les forces instinctueiles inconscientes doivent devenir conscientes pour nourrir le « Moi » de leur sève.
C'est sur ces notions essentielles que s'est fondée la technique psychanalytique, car tous les moyens de guérir un psychisme malade concernent le Moi et passent par lui.
Théorie et technique devraient donc, en principe, s'étayer l'une l'autre.
Cependant au Congrès international de 1936 [20] l'on s'était demandé si la théorie et la technique se trouvaient toujours en parfait accord. Aujourd'hui nous nous posons la même question, bien qu'un quart de siècle se soit écoulé depuis,