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Le Dr Gitelson nous a présenté une communication dont le contenu est si riche qu'il est impossible à celui qui doit ouvrir la discussion de parler de tous les problèmes qu'elle traite. C'est pour cette raison que je me limiterai volontairement à certains points qui me semblent du plus haut intérêt. Il n'existe pas de discussion sans une certaine divergence d'opinion, et si mes propres idées sont à quelques égards divergentes de celles de Gitelson, cela ne saurait entamer la haute estime en laquelle je tiens sa communication dans son ensemble.
Une idée se retrouve tout au long de l'intervention de Gitelson, qu'elle soit explicitée ou sous-entendue, et cette idée c'est que, sans une étroite relation émotionnelle entre l'analyste et son patient, le traitement psychanalytique ne saurait avoir d'efficacité. Il insiste sur le fait qu'en psychanalyse, des tendances soi-disant humanistes nous sont présentées comme des « facteurs curatifs » d'une découverte toute nouvelle, et que les tenants de cette thèse négligent le fait que les facteurs dynamiques de leur procédé sont identifiables dans la situation analytique classique à laquelle ils sont intrinsèques. Les porte-parole des divers aspects de la néo-analyse n'ont pas le droit de nous reprocher de faire de l'attitude analytique une attitude impersonnelle. Sur ce point, il n'existe pas l'ombre d'une différence entre nos deux opinions, et je suis très heureux que Gitelson ait mis l'accent sur cette question. Mais je ne suis pas sûr d'être d'accord avec la manière dont il a élaboré la question relative à sa conception de la situation analytique. D'après lui, le processus suivant se développe au début du traitement analytique : « De même que les premiers objets extérieurs reçoivent le transfert narcissique primitif, de même l'analyste évoque la libido de caractère narcissique régressif du patient. »
Le terme « narcissique » peut prêter à confusion, comme l'a bien montré Van der Waals dans