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Il me semblerait mal profiter du temps qui m'est ici accordé si je tentais de développer davantage les articles dus aux Drs Greenacre et Winnicott. J'approuve la manière dont la première a principalement traité de la maturation et dont le second s'est consacré aux soins donnés par les parents. Ils se sont eux-mêmes résumés, donc y ajouter quelque chose serait inutile. Peut-être m'incombe-t-il alors ainsi qu'à ceux qui me suivront dans la discussion, de prendre ces deux articles comme points de départ d'autres idées comme il arrive au psychanalyste qui s'occupe soit d'adultes, soit d'enfants et qui suit une ligne de conduite semblable.
Ce qui me vient d'abord à la pensée est le point suivant : depuis plusieurs années déjà, depuis que les milieux psychanalytiques se sont préoccupés de la phase préverbale de l'évolution, je me suis demandé si le psychanalyste trouverait là un nouveau terrain d'études ou si l'existence de ce domaine particulier d'exploration avait été soupçonnée dès les débuts de la psychanalyse. Les Drs Greenacre et Winnicott ont apporté dans leurs articles un certain nombre de citations de Freud pour montrer l'origine ancienne de cet intérêt. J'en ajouterai quelques autres, tout en n'étant pas certaine de les avoir toutes retrouvées. La phase de dépendance précoce dans l'évolution de l'enfant, lorsque nous l'examinons de plus près, se révèle très familière et comme ayant été étudiée de façon répétée. Suivant les écrits de Freud, la longue période de dépendance, d'impuissance, du petit être humain est due à un « facteur biologique » et cette période est tenue pour responsable d'un certain nombre de faits importants qui se produisent par la suite, par exemple du développement du complexe d'Œdipe qui, dit l'auteur, ne pourrait se produire sans la dépendance et l'impuissance totales du bébé. C'est ce que vous lirez dans la préface du livre de Reik, Le rituel en 1919, puis en 1924 dans Bref exposé de la