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Ce symposium ayant pour but de discuter à la fois de l'idéal du Moi et du Surmoi, je commencerai par étudier la façon dont Freud a utilisé ces mots et ensuite j'exposerai ma propre compréhension de la terminologie et la manière dont je l'emploie dans cet article. Le mot Surmoi a été créé pour doubler le terme idéal du Moi en 1923 (Freud [4]) impliquant l'identité de l'idéal du Moi et du Surmoi. D'autre part, le terme « idéal du Moi » dont s'est pour la première fois, en 1914, servi Freud [3] avait un sens entièrement différent. A cette époque, Freud distinguait l'idéal du Moi d'une instance psychique, la conscience, et rehait cet idéal à la « perfection narcissique de l'enfance » en suggèrant qu'il constituait un substitut du narcissisme perdu grâce auquel nous étions notre propre idéal. Cette explication suggérerait l'existence d'une connexion entre l'idéal du Moi et les fantasmes d'omnipotence de la prime enfance alors que le bébé s'attribue lui-même le rôle d'un personnage idéal tout-puissant ou se figure posséder un objet idéal ou partiel, souvent le sein ou le pénis. Nous trouvons souvent que les patients narcissistes se font d'eux-mêmes une image hautement idéalisée, omnipotente qui contraste avec leur personne réelle. Je ne voudrais pas me servir du terme « idéal du Moi » pour désigner ces fantasmes d'idéalisation spécifiquement narcissiques.
En 1932, dans les Nouvelles conférences d'introduction, Freud [5] a établi une distinction entre les deux termes et a donné un sens différent à celui d'« idéal du Moi ». D'après lui, le Surmoi est le support de l'idéal du Moi, sert au Moi à se mesurer, et demande une perfection que le Moi s'efforce toujours de réaliser. Freud ajoutait ; « Sans aucun doute, l'idéal du Moi est un résidu de la vieille image que l'enfant se formait de ses parents, une expression de l'admiration qu'à ce moment-là