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Le concept et la pratique de la médecine se développent avec le progrès de chaque spécialité médicale, comme l'expression d'une tendance centripète qui s'oppose à la dispersion de nos connaissances cliniques. Cependant, comme l'a dit Pepper, il n'est pas facile de définir l' « Interniste ». Pour Barr, ce qui va caractériser à l'avenir la médecine interne est l'unité psychosomatique de l'organisme.
Née de cette réalité biologique qui nous apprend que l'être vivant est une organisation unitaire et intégrée, la médecine interne aspire à son tour à harmoniser et à intégrer les diverses connaissances médicales. Puisque l'homme est une réalité psychophysique, la Médecine interne, si elle s'en tenait à sa raison d'être la plus profonde, devrait s'occuper : a) De l'articulation ou unité psychophysique de l'être vivant ; b) Des mécanismes intégrants et de corrélation qui garantissent cette unité. Le premier point a été traité déjà dans la médecine moderne, par exemple, par G. v. Bergmann, dans un des chapitres de son Funktionelle Pathologie, bien connu en son temps. Le second point est constamment expérimenté, selon des moyens divers, soit que l'on cherche ces mécanismes dans la « constitution » (J. Bauer) ou dans le système végétatif (Muller, Eppinger et Hess, etc.), soit encore dans le système endocrine (Pende, Marañon, Selye), ou dans la régulation humorale (Peters, Cannon), ou bien dans le foie, etc. Il fut à la mode, pendant un certain temps, de considérer le bloc hypophyso-diencéphalique comme locus central, mécanisme suprême de l'intégration du « corps ».
Comme l'a démontré Lain, de nombreux grands cliniciens dans l'histoire de la médecine professèrent qu'il fallait tenir compte du Psyche dans la clinique humaine. A peu près à l'époque où l'admirable poète allemand Frederik Schiller écrivit sa thèse de docteur en médecine