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Nous sommes tous d'accord pour penser qu'un échange d'idées sur les critères de sélection applicables à la formation des étudiants en psychanalyse ne pourra manquer de soulever une série de problèmes compliqués, très difficiles et, à l'heure qu'il est, souvent insolubles embrassant tous les aspects divers de notre profession aux points de vue à la fois scientifique et pratique.
Un échange d'idées est nécessaire afin de mieux éclairer ce que l'enseignement que nous donnons doit obtenir, le but vers lequel nous tendons et pour arriver à avoir un aperçu des motifs inconscients qui influencent nos actes.
Il n'existe, tout au moins en ce qui concerne l'Europe, aucune recherche touchant la mesure et la façon dont nous pratiquons notre sélection. En généralisant la question de la sélection, nous devrions être très prudents parce que les influences culturelles jouent un grand rôle et n'ont pas, jusqu'à ce jour, été étudiées en détail.
Il s'ensuit que ma contribution se fonde plus ou moins sur des impressions. Dans cet article, j'ai tenté, d'une part, d'exposer les opinions et les données expérimentales qui, lors d'une réunion des membres des Commissions d'enseignement européennes à Amsterdam en 1960, pendant les fêtes de la Pentecôte, suscitèrent un intérêt général, tandis que, d'autre part, je me suis servi de l'occasion offerte pour ajouter quelques vues personnelles aux épreuves de l'expérience. Il m'est agréable d'avoir pu me servir des Remarques introductives sur les expériences d'entretien avec les candidats et de sélection, observations que nous devons au Dr F. D. Wride lors de cette réunion. Grâce à la collaboration de mes collègues européens, il est possible d'obtenir un aperçu meilleur, tout au moins sur l'étendue du travail de sélection. Le 1er septembre 1960, 167 demandes de postulants à l'enseignement ont été reçues, 95 furent admises. A la même date, 506 futurs collègues faisaient leurs études. Les sociétés européennes comprenaient 306 membres titulaires et 298 m