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Dans l'enseignement de la psychanalyse, le choix des candidats est peut-être ce qui importe le plus, tout au moins ce qui est le moins susceptible d'être modifié par la suite. Une analyse didactique, moins profitable qu'elle aurait dû l'être, peut être (ce qui arrive souvent) complétée par une analyse ultérieure, la formation étant terminée. A la lumière de l'expérience, les programmes d'études peuvent avoir été modifiés et nombre d'analystes dûment agréés saisissent alors l'occasion de se perfectionner. Un nouvel examen peut être recherché, souvent de la part d'analystes appartenant à un autre Institut. Le choix des candidats constitue, dans l'apprentissage analytique, la seule condition qui ne puisse être, plus tard, soumise à quelque amélioration une fois que les postulants ont obtenu leur permis d'exercer : d'autre part, si la proportion d'analystes insuffisamment qualifiés dépasse un certain niveau de tolérance, des limites effectives entravent le développement ultérieur de la psychanalyse et nuisent même à ses réalisations antérieures. Ce qui ne rend pas les choses plus faciles, c'est le fait qu'il n'existe aucun critère de sélection et que les décisions doivent être prises d'après des impressions, évaluées à la lumière de l'expérience alors que cette dernière est évidemment bornée, même lorsqu'il s'agit de l'enseignant le plus expérimenté.
On est, dans une large mesure, bien d'accord sur les qualités désirables chez un futur analyste. Mais cet accord, contrairement à ce qu'on en pourrait penser d'abord, n'est point totalement utile parce que la liste des qualités requises est si longue que les chances de trouver un candidat qui réponde vraiment à toutes les stipulations sont peu