You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Le fait d'inclure dans le travail de ce Congrès un symposium entier sur l'étude psychanalytique de la pensée indique que l'on s'intéresse actuellement davantage a ce sujet relativement négligé jusqu'ici. Cela reflète à son tour le déplacement de l'intérêt psychanalytique qui embrasse à la fois le Moi et le Çà. A l'origine, les psychanalystes s'intéressaient à la pensée uniquement dans la mesure où celle-ci est le théâtre de troubles pathologiques. L'intérêt scientifique se concentrait sur l'influence des tendances instinctuelles et des conflits névrotiques qui entraînaient des troubles mentaux. Par la suite, on estima que la pensée était un instrument de la résistance qui empêche l'assimilation des fantasmes instinctuels par le Moi [Hartmann, 13]. On considérait le lien entre la pensée et la personnalité comme faisant partie du domaine de la théorie de la motivation.
Parmi les troubles qui se présentent dans les processus de la pensée, on peut distinguer deux groupes : 1) L'incursion régressive de significations infantiles ou archaïques dans les processus de la pensée adaptée