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La théorie psychanalytique de la pensée est basée sur le modèle que Freud [3] a utilisé dans sa théorie du rêve. Il concevait un mécanisme semblable à un télescope dans lequel la disposition spatiale des systèmes de lentilles correspondrait à l'agencement temporel des systèmes psychiques. Dans l'état de veille normal de l'adulte, on considérait que l'excitation est transmise à partir du système perceptif par des systèmes mémoriels conscients et inconscients et un système de censure, en progressant jusqu'au préconscient, et de là aux systèmes d'action (moteurs). Dans l'enfance, la psychose hallucinatoire et le sommeil, cependant, on considérait que l'excitation accomplit une démarche rétrograde, les besoins intérieurs incitant le mécanisme à transmettre l'excitation, non pas vers l'extrémité motrice, mais vers l'extrémité sensorielle. On considérait que le résultat de cette « régression » est une ré-excitation des images mémorielles spécifiques qui, à moins d'être corrigée par un « courant d'excitation allant en sens contraire » (c'est-à-dire vers l'extrémité motrice comme dans les états de maturité, de santé d'esprit et de veille), produit un retour hallucinatoire des images perceptives, comme dans les rêves. Le prototype de telles hallucinations est l'image (théorique) du sein chez le bébé à la première occasion (théorique) où la faim est suscitée après le premier repas (théorique). Cette image