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Je tiens à féliciter Mrs. Bick et les Drs Frankl et Hellman de leurs intéressants exposés qui ouvrent bien des voies à la discussion. Mrs. Bick nous rappelle que ce symposium est le premier sur l'analyse des enfants qui ait lieu à un Congrès de l'Association psychanalytique internationale. Il me semble difficile de considérer que cela dénote que l'analyse des enfants vient juste de se constituer. Les deux rapports présentés à ce symposium sont extrêmement condensés. Plus d'un paragraphe pourrait faire l'objet d'un article en soi. On ne peut produire un matériel aussi riche, une connaissance et des formulations rhétoriques que si un corps de connaissances est bien constitué. Laissez-moi vous rappeler qu'il existe une littérature solide de grande envergure en psychanalyse infantile. Les observations de Mrs. Bick sur les difficultés que rencontre l'analyste d'enfants sont bien prises. Elle mentionne les facteurs de réalité, tels que le temps, l'argent et la fatigue, ainsi que les problèmes de contre-transfert à l'égard de l'enfant et en outre, à l'égard de ses parents, ce qui exige des compétences plus nombreuses et autres que celles que demande le travail avec les adultes.
Les Drs Frankl et Hellman se réfèrent à l'alliance thérapeutique avec le Moi autonome, telle qu'elle est décrite par Lœwenstein. En psychanalyse infantile, l'alliance thérapeutique s'établit à mesure que l'analyse se déroule. Toutefois, il nous faut aussi la coopération des parents, une alliance thérapeutique avec leur Moi sain à eux, si je peux le formuler ainsi. Nous avons besoin des parents pour amener l'enfant lorsqu'il est en résistance. Nous avons également besoin d'eux pour nous informer des choses actuelles et pour combler les failles et corriger les déformations du souvenir dans l'anamnèse du développement telle qu'elle est donnée au début à l'analyste. Il faut pour ce faire, tout au long du traitement, sans agir comme un thérapeute — ou un conseiller