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Il se produit, au cours des séminaires de cures contrôlées, que l'analyste débutant après avoir rapporté une interprétation qu'il a fournie à son patient s'entende répondre par son contrôleur qu'il a fort bien compris ce qu'il est convenu d'appeler, d'un terme assez malheureux, « le matériel » associatif de son patient, mais qu'il a eu tort de lui communiquer ce qu'il avait compris. Il aurait mieux fait de se taire. L'erreur inverse est tout aussi fréquente: le contrôleur demande: « Comment comprenez-vous ce que le patient vous a dit et que vous venez de me rapporter ? », et le disciple de répondre fort pertinemment et le premier de rétorquer: « Pourquoi ne l'avez-vous point communiqué au patient ? » (D'autres fois encore c'est parmi ce qu'il a compris que le choix de ce qu'il aura livré dans son interprétation paraîtra inopportun.) — Quelque chose peut-il être dit de ce qui sépare nos deux interlocuteurs, de cette expérience de l'analyste qui, à première vue, paraît être faite de pure intuition ?
L'expérience est celle de l'analyse du transfert. Or, dès les Études sur l'hystérie, Freud note que « le transfert sur le médecin est la conséquence de fausses liaisons » (2). Que sont ces fausses liaisons ? L'exemple