You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Ce livre qui reprend des idées déjà exprimées par l'auteur dans divers articles, se présente comme un jeu, c'est-à-dire que ses prétentions ne sont pas très grandes.
En réalité, il est très riche et contient une analyse systématique, qui se veut statistiquement fondée, de l'influence sur chaque individu de sa situation à l'intérieur de sa fratrie.
L'hypothèse de base est que l'enfant acquiert dans le milieu formé par ses frères et sœurs un certain nombre d'habitudes qui laisseront en lui une empreinte définitive et le besoin compulsionnel de recréer toute sa vie durant la situation initiale; et que la morphologie de cette situation initiale et des systèmes relationnels qui s'y créent est déterminée essentiellement et avant tout par l'âge relatif des divers enfants. Les relations objectales parentales sont volontairement et systématiquement laissées de côté, et l'influence des parents n'est prise en considération que dans la mesure où peut se transmettre à l'enfant la patrie de la structure parentale qui résulte elle-même de la situation originaire du parent dans sa propre fratrie.
Sont envisagés successivement le cas du garçon qui n'a qu'un ou plusieurs jeunes frères ou sœurs; ou qui a plusieurs frères ou sœurs aînés; et de même la situation de la fille dans ces mêmes conditions. Bien entendu, les redites sont inévitables mais il se dégage un certain nombre d'idées générales intéressantes. Par exemple que l'aîné occupe une situation conductrice dans la fratrie et a des facilités d'identification avec le parent du même sexe, et des dispositions pour un rôle social dominant, etc.; que le benjamin qui a toujours vécu dans une situation où des aînés ont résolu tous les problèmes restera toute sa vie un être plutôt dépendant et insouciant, le destin étant chargé, comme autrefois les frères et sœurs plus âgés, de pourvoir à ses besoins; que dans le comportement vis-à-vis de ses propres enfants chacun apporte les séquelles de son origine, qu'ainsi par exemple les benjamins se