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Je ne puis résister au plaisir d'écrire quelques réflexions après avoir lu le livre de Marty et de ses collaborateurs: ce sont celles d'un psychanalyste de bonne volonté, très éloigné de la psychosomatique.
Je n'avais eu jusqu'à présent avec cette discipline que peu de contacts,
ceux qui m'assuraient que les conflits pouvaient se somatiser et qu'une ligne sans discontinuité conduisait du fonctionnel à l'organique. Comme beaucoup de collègues cependant, j'étais rebuté par deux tendances assez simplistes, au moins dans l'apparence, celle qui me laissait l'impression que la psychosomatique ne faisait qu'élargir le domaine de la conversion, celle qui me donnait l'impression lassante d'une liste de batailles considérées comme spécifiques avec l'image maternelle, dont on disait qu'elles sous-tendaient le champ de la psychosomatique, d'une manière trop précise pour ne pas me paraître monotone.
Voulant spécifier la « chose psychosomatique », et nous introduire concrètement dans le domaine de ses investigations, Marty et ses deux collègues, après une introduction, nous présentent le compte rendu sténographique ou magnétophonique de sept observations cliniques.
La lecture en est, à elle seule, tout à fait passionnante: l'examinateur a recueilli ce matériel dans une situation de groupe. Dans chaque cas, les malades purent parler et furent interrogés dans des conditions qui mettent non seulement à jour la dramatique histoire de leurs conflits, mais qui explicitent aussi les premiers éléments des déplacements transférentiels. Une exceptionnelle maîtrise des positions contre-transférentielles permet à l'examinateur de pousser parfois le patient au-delà de ses retranchements défensifs, de le ramener, quand la situation devient dangereuse (cf. l'observation du coronarien) à un stade relationnel non régressif. Il me semble que le lecteur psychanalyste se trouve lui au