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De santé fragile depuis l'enfance, David Rapaport est mort subitement le 14 décembre 1960. Ce fut un choc douloureux pour sa famille, ses amis, la communauté psychanalytique et les psychologues du monde entier. Son travail est si important qu'on ne peut le résumer dans les limites étroites d'un article nécrologique.
Né en Hongrie, en 1911, d'une famille juive citadine de classe moyenne, il se montra précoce tant sur le plan intellectuel que sur le plan social. Avant vingt ans, il était le leader d'un mouvement sioniste de gauche et un orateur politique accompli. Après avoir poursuivi pendant quatre ans, à l'Université de Budapest, des études de mathématiques et de physique, il rejoignit le kibboutz de son groupe en Palestine où il vécut deux ans. Renvoyé en Hongrie pour y reprendre la direction du mouvement de jeunesse, il s'y fit psychanalyser de 1935 à 1938 et obtint son doctorat de psychologie de l'Université royale hongroise.
En 1938 il émigra aux États-Unis et travailla pendant une courte période à l'hôpital Mont-Sinaï à New York, puis à l'Osawatomie State Hospital au Kansas, pour se fixer finalement en 1940, à la Menninger Clinic.
Là, grâce à ses dons et à la perspicacité des dirigeants de la clinique, il s'éleva rapidement dans l'organisation, devenant d'abord psychologue principal puis directeur du Département de la Recherche.
En 1948 il quitta la Menninger Clinic pour aller travailler, jusqu'à sa mort, à l'Austen Riggs Center, à Stockbridge (Massachusetts). Il laisse sa femme, le Dr Elvira Strasser Rapaport, mathématicienne, et deux filles.
Spécialisé dans la psychologie clinique, David Rapaport n'a jamais