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Le Dr Angel Garma, professeur à l'Université de la Plata et membre de la Société psychanalytique argentine a réuni dans un livre, paru à Buenos-Aires en 19583 les travaux d'un colloque sur les céphalées en le marquant d'un cachet personnel. Ce livre, traduit de l'espagnol, par Mme Elsa Hawelka a paru en France amputé de chapitres écrits par d'autres psychanalystes, laissant en 113 pages de texte, exclusivement la thèse du Dr Garma.
D'après l'auteur, parmi toutes les céphalées, celles que provoquent les conflits psychiques, sont les plus fréquentes. Ces conflits, inconscients et refoulés, provoquent des céphalées parce que leurs élaboration, résolution et répétition psychique, sont pénibles, et parce que, étant donné l'unité psychosomatique de l'homme, ils entraînent des modifications organiques douloureuses. Celles-ci ont lieu parce que les conflits psychiques s'accompagnent d'émotions et de réactions instinctuelles qui produisent des troubles de l'innervation et de l'économie hormonale corporelle.
Les maux de tête causent des modifications organiques qui sont surtout musculaires et vasculaires et ont le même aspect et la même signification que celles motivées par des conflits psychiques à réactions émotionnelles.
La migraine est considérée par l'auteur comme une céphalée typiquement vasculaire: au début de l'accès il y a une vaso-constriction des artères occipitales, la phase douloureuse ultérieure est en rapport avec la vaso-dilatation des artères occipitales et temporales; la phase finale se caractérise par des contractures musculaires.
Dans les céphalées produites par contracture musculaire le malade a l'impression de porter un casque et la douleur s'étend à la nuque. Les céphalées d'origine nasale ou para-nasale provoquent une douleur dans la région frontale pré-maxillaire; cette douleur est superficielle et s'atténue lorsque le malade se couche.
Le Dr Garma pense que parmi les motifs acquis qui prédisposent aux céphalées se trouvent ceux qui supposent une surestima