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Il est sans doute utile de revoir aussi objectivement que possible les différents points de vue qui nous ont été présentés.
Chacun tient à sa façon de penser; c'est l'expression de ce fait vécu qu'un sain narcissisme a été transféré du créateur à sa production. Mais ensuite il faut juger objectivement; sinon, nous nous trouverons confrontés au mieux avec ce que Freud appelle « le narcissisme des petites différences » et au pire nous risquons de faire d'une théorie scientifique une idée fixe. Nous ne devons pas sous-estimer le danger que cela représente. Une théorie devient la propriété spirituelle d'un seul, elle est loyalement défendue par ses élèves, elle devient la principale explication de toute la psychologie et de toute la psychopathologie. Il est évident que les facteurs qui agissent au début du développement psychologique peuvent facilement fournir des explications universelles. On risque alors de négliger non seulement les interactions des facteurs génériques mais encore celles du passé et du présent.
Il est impossible de séparer nettement les différentes façons de considérer les problèmes étudiés dans ce symposium. Cependant, l'on peut les énumérer de façon schématique:
1° Évaluer la relation entre le point de vue de l'auteur sur le fantasme et certaines de ses positions théoriques préférées;
2° Apprécier les positions qui concernent le rôle du Moi dans la formation des fantasmes;
3° Approfondir le problème particulier posé par l'examen des continuités.
Que la position théorique fondamentale des participants les ait guidés, Rosen l'avait déjà impliqué en affirmant qu'une conception particulière du modèle mental conduit à une vue particulière, en ce qui concerne le fantasme. Plus spécifiquement, nous pouvons ajouter que c'est notre conception du Moi qui détermine le rôle que nous lui