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Les psychanalystes qui se sont intéressés à la psychosomatique ont abordé ce nouveau domaine de plusieurs façons. Leurs modes d'approche restent étroitement liés à des conceptions particulières du fantasme et des fonctions mentales qui y sont attachées.
Cette notion est née d'une double extension:
Le symbolisme fantasmique est étendu à tout le corps. Il est présupposé que chaque stade des organisations successives a un symbolisme corporel propre, et qu'une certaine fixation provoque la prévalence d'un sens particulier lié à la zone érogène en question;
Le mécanisme de la conversion hystérique devient applicable à tous les niveaux.
Si nous trouvons sous la plume de O. Fenichel, auteur classique, l'application de cette notion à certains troubles, c'est surtout la psychanalyse dite « kleinienne » qui l'a vulgarisée suivant son habitude, c'est-à-dire avec un incontestable manque de méthode. Cette habitude, qui ne restreint pas la pensée dans un système, permet d'indéniables progrès, mais a tendance également à mélanger des idées insolubles les unes avec les autres.
Ainsi en psychosomatique, les fonctions biologiques se sont fort bien prêtées à la fantasmagorie kleinienne, cette dernière s'y projetant très aisément. Des théories utilisant à plein ces bases ont ainsi expliqué nombre de syndromes psychosomatiques. Mais il devient alors malaisé de comprendre le lien psychosomatique, tout l'organisme apparaissant comme un véritable appareil mental susceptible d'être activé par des pulsions inconscientes.