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Bien sûr, si nous nous référons à Freud comme à l'expérience clinique, la cause la plus immédiatement déterminante de la psychose, et nous entendons par ce terme la paranoïa et la schizophrénie de l'adulte, c'est la fixation sur le Moi de la libido qui s'est détachée de l'objet.
Mais ce que nous examinerons ici, c'est la nature de la pulsion qui, les circonstances bien entendu aidant, peut être considérée comme ayant une part de responsabilité.
C'est, me direz-vous, la pulsion homosexuelle. Et vous ajouterez: voilà qui semble bien évident pour quiconque a lu l'analyse des écrits du président Schreber, et qui a lu en outre l'article intitulé De certains mécanismes névrotiques dans la jalousie, la paranoïa et l'homosexualité, sans parler du cas de paranoïa féminine.
Sans doute. Mais si telle est bien la vérité, il nous reste évidemment à nous poser la question suivante: « S'agit-il d'une homosexualité quelconque, n'importe laquelle, ou bien d'une homosexualité particulière? … »
D'une homosexualité passive, me direz-vous. Soit. Mais ici je dois vous rappeler qu'une autre pulsion passive a aussi été incriminée, bien qu'avec beaucoup moins d'insistance, par Freud d'abord et ensuite par d'autres, et c'est le masochisme.
Je vous le rappellerai, trois ans avant Schreber, dans Fantasmes hystériques et bisexualité, Freud déclarait: « Les délires des paranoïaques sont des fantasmes qui parviennent à un accès direct à la conscience, ils sont basés sur la composante masochiste-sadique de l'instinct sexuel. »
Cet écrit est antérieur à Schreber de trois ans. Dans Schreber, cependant, il n'est jamais, jamais question du masochisme. On pourrait