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« Qu'était, en effet, le Beau sinon une manifestation, en pleine réalité objective, de quelque chose qu'un désir de notre organisme créait à demi, à demi découvrait? »
Ce travail qui, à propos de la sublimation artistique, touche à des sujets aussi divers que la prégénitalité, les perversions, le narcissisme, l' « image phallique » et le pénis, le fantasme, les identifications — ce travail est avant tout redevable.
Outre, bien entendu, aux auteurs qui ont pris rang de classiques (Freud, Abraham, Ferenczi. Rank, Groddeck), notre dette va à différents chercheurs contemporains. Qu'il s'agisse des travaux de Bela Grunberger sur le narcissisme; de ceux de M. Bouvet, de M. Fain, de P. Marty sur la prégénitalité; des conceptions de J. Favreau, de Grunberger, de Jeannine Chasseguet-Smirgel, sur l'analité et l'homosexualité; du rapport de P. Luquet sur les identifications. Ou bien encore des études génétiques de Winnicot — je pense en particulier à sa dialectique de l'annihilation et de la mutilation — ou du travail de 1954, souvent cité, de Lebovici et Diatkine sur les fantasmes chez l'enfant, précédé trois ans plus tôt de l'article de R. Diatkine. Qu'il s'agisse enfin des travaux et exégèses de F. Pasche, tant des études publiées sur l'angoisse, les perversions, la régression — que de son séminaire de théorie.
Travail redevable donc. Mais porté par quelles intentions, et tournant autour de quels thèmes?
L'intention est d'essayer de saisir ce qui, sous l'extraordinaire foisonnement des petites différences, constituerait l'unité des œuvres de l'art, tant entre elles que par rapport aux autres activités ou productions humaines. Un abord, donc, du problème de la spécificité artistique, au double niveau des sources d'inspiration (orales, à notre sens), et de