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(1) Some reflections on the Oresteïa (Quelques réflexions sur l'Orestie).
Ceux qui n'ont pas pour l'œuvre de Melanie Klein une aversion qui souvent confine à la démonomanie, mais la considèrent avec intérêt et mîme sympathie, ne seront pas surpris de voir que l'ouvrage posthume que viennent de publier ses exécuteurs testamentaires comprend une longue étude sur l'Orestie (1). Pour peu qu'on se soit intéressé à cette projection légendaire et à la trilogie eschyléenne, on aura vite compris comment cette œuvre appelle l'interprétation au moyen du système kleinien. La seule surprise aura été de constater que Melanie Klein ait attendu si longtemps pour y trouver son bien. Sans doute, cette étude ne déparera-t-elle pas l'œuvre si riche de celle qui se voulait une continuatrice de Freud. L'attention que nous avons nous-même portée à l'Orestie (2) et la confrontation de nos conclusions avec les siennes nous ont incité à revenir encore une fois sur le commentaire de cette œuvre.
Après avoir donné un bref résumé de la trilogie d'après la traduction de Gilbert Murray, Melanie Klein, avant de se livrer à son interprétation, présente comme dans beaucoup de ses articles un résumé de ses thèses. On y relève ses découvertes les plus récentes sur l'envie. M. Klein place à l'orée du développement à côté des mécanismes d'introjection, projection, de clivage, de fragmentation, de dénégation, l'envie qui sous-tend les relations de l'enfant à la mère placées sous le signe de la dualité des pulsions érotiques ou destructrices. L'envie de l'enfant pour la mère est envie de son pouvoir créateur et nourricier, envie de s'approprier ce pouvoir et de le détruire. Cette soif de détruire se porte sur l'objet de sa dépendance le sein maternel, dont le désir accroît la haine et l'envie (3). Ce concept de l'envie qui est à la base des pulsions destructrices entraîne, lorsque la phase dépressive est atteinte, et avec la menace de la perte totale de l'objet qu'elle implique pour l'enfant, le concept cor