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Un médecin de 30 ans, candidat psychanalyste, célibataire, ayant des symptômes organiques, faisait allusion, dans une de ses séances d'analyse, à sa rencontre récente avec deux ménages ayant des enfants et avec une vieille fille amère. Il se mit soudain à trembler. Il interprétait ce tremblement comme provoqué par une décharge d'adrénaline. Puis, ne s'en occupant plus, il me demanda un verre d'eau.
Ce tremblement, mal interprété, était un signe d'anxiété, dont l'origine était la situation de danger, qu'il ressentait à devenir lui aussi un célibataire amer, à la suite de ses prohibitions génitales. De même que dans des occasions semblables, quand, dans cette séance d'analyse surgit cette situation de danger, il lui parut inconsciemment défendu de demander mon aide pour progresser génitalement et constituer un foyer. Autrement dit, psychiquement châtré, il imagina une interprétation de contenu purement somatique, c'est-à-dire châtré de son sens psychique, de son tremblement. S'étant ainsi maltraité, il chercha ensuite une consolation régressive oral-digestive qui se substituait au désir génital refoulé (en demandant un verre d'eau), de même que, dans des occasions semblables, il avait recours au tabac pour prendre les apparences d'une génitalité qu'il n'avait pas.
La façon dont avait commencé la dite séance d'analyse facilita mon interprétation. Me voir dans un costume foncé l'amena à concevoir le fantasme que j'allais à un bal, et en plaisantant, il me demanda que je le présente à une jolie voisine pour la séduire. Mais aussitôt son Sur-Moi défensif projeté sur moi, lui fit prendre peur de ce qu'il