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Nous ne pouvons tous qu'admirer le travail considérable et si brillant que Gressot vient de nous lire. Sa critique de la psychanalyse, d'une rigueur toute scientifique, se trouve constamment enrichie par des rapprochements ou des emprunts faits à d'autres disciplines. L'ensemble ne peut que satisfaire les plus exigeants.
La psychanalyse étant elle-même, par définition, une psychothérapie, qu'on me pardonne, après ce remarquable exposé, de vouloir ajouter quelques mots concernant plus spécialement la « psychothérapie » proprement dite, telle qu'elle est communément désignée par ce terme. Sur ce point, je rencontrerai certes plus d'une fois l'auteur du rapport, mais il m'arrivera parfois aussi de m'en séparer.
Pour le psychanalyste, psychothérapie et psychanalyse représentent deux thérapeutiques nettement différentes, tant par les objectifs à atteindre que par la méthode employée.
Rappelons d'abord que la psychothérapie se propose d'améliorer, voire de guérir les symptômes névrotiques, tandis que la psychanalyse cherche à modifier la personnalité dans son ensemble, le symptôme n'étant pour elle que la manifestation de troubles psychiques inconscients, plus précisément une réaction de défense contre ceux-ci.
Ces deux objectifs étant différents, il va de soi que les méthodes employées le sont aussi.
La psychothérapie se borne à être, en général, ce que l'on appelle communément une « psychothérapie de soutien ». La chose se définit ainsi d'elle-même! Ce « soutien », le thérapeute l'apporte soit en minimisant, vis-à-vis du malade, la réalité ou l'importance du symptôme, soit en essayant de faire partager au malade sa vue optimiste de l'issue de ses difficultés. En bref, il lui dit d'une part « ce n'est rien » — et d'autre part « cela passera ». Ceci est une caricature, bien sûr, mais nous savons bien que la caricature souligne le trait le plus significatif du