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« Tears, idle tears, I know not what they mean. »
Phyllis Greenacre a rapporté des observations cliniques du pleurer pathologique (1). Elle souligne qu'elle se limite aux cas dans lesquels le pleurer est lié à « des troubles urinaires sous-jacents ».
Il me fut donné d'observer une cause et un mécanisme différents du pleurer pathologique lors du traitement psychanalytique d'une patiente que j'appellerai Laura. Il s'agissait d'un cas grave, aux frontières de la psychose, dont les principaux symptômes, en dehors du pleurer pathologique, étaient une dépression constante, des impulsions violentes de tuer sa famille et de se suicider, de fréquentes menaces de meurtre ainsi que des phénomènes de dépersonnalisation. (J'ai exposé en détail ce cas dans un article précédent) (2).
Pendant le traitement psychanalytique de Laura, se développa une neurodermatite d'une violence exceptionnelle, dépeinte par la malade comme la rendant folle. Aucun dermatologue ne put trouver une cause organique à cette affection, ni la soulager d'aucune manière. L'analyse montra que la peau avait, chez Laura, une importance fondamentale dans le lien qui l'attachait à sa mère. Laura ne pouvait, pour ainsi dire, vivre à moins de se glisser dans la peau de sa mère ou dans celle des images maternelles, ou bien de fusionner sa peau avec les leurs. Toutes les relations de la malade avec les personnes qui l'entouraient — la plus importante étant l'analyste, image maternelle — n'étaient autres