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L'importance de la culpabilité dans l'étiologie des névroses et des psychoses est bien connue. Pour moi, toutefois, la question de la culpabilité, de son origine, de sa nature, et de ses différents modes de participation au développement mental, est un des problèmes qui n'ont pas encore été complètement élucidés, dans le champ de la recherche psychanalytique.
Dans certains milieux psychanalytiques, divers groupes de thérapeutes ont élaboré des tendances diverses qui diffèrent principalement, entre autres, quant à la manière de manipuler la culpabilité dans leurs techniques respectives. Une de ces tendances centre l'interprétation autour de la nécessité de libérer le patient d'une culpabilité qui, selon eux, est de nature négative et pathologique, et à laquelle il est lié sur un mode masochiste.
D'autres analystes, par contre, semblent suivre des critères théoriques et techniques radicalement opposés par rapport à ce problème. Pour eux, le noyau de tout conflit névrotique est, en fait, centré autour de la dénégation de la culpabilité vécue par l'individu en relation avec des fantasmes agressifs dirigés vers les objets.
A mon avis, cette controverse résulte d'une confusion entre deux sortes différentes de culpabilité en affirmant qu'elles ne font qu'une.
Un des points fondamentaux établis par Freud est que la culpabilité, résultant de tensions entre Moi et Surmoi, apparaît comme un besoin de punition. Freud (1913), en étudiant le conflit œdipien dans