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L'homosexualité masculine est, certes, très diverse dans ses manifestations et, si l'on néglige tout point de vue évolutif et toute exploration au-delà de l'originalité réelle de chaque cas, on peut être amené à décrire un grand nombre de types d'homosexuels.
Cette multiplicité se réduit déjà considérablement quand l'on s'aperçoit qu'un même sujet peut présenter lui-même successivement un certain nombre de ces types, ces changements étant d'ailleurs beaucoup plus rapides et plus marqués au cours de la cure psychanalytique.
Mais si l'on cherche à dégager leurs caractères communs en tenant compte de l'Inconscient, on peut mettre en évidence un certain nombre de traits dont on pourrait dire qu'ils constituent l'homosexualité de base que nous définirons par l'ensemble des conduites qui expriment une relation féminine avec le père.
Ce mode de relation est évidemment le lot commun à tous les hommes. Il correspond tout d'abord dans l'enfance à une phase normale du développement, c'est l'envers inéluctable de l'Œdipe qui ne serait pas complet sans lui, il subsiste toute la vie au moins dans l'Inconscient et est donc beaucoup plus qu'un mécanisme de défense.
L'hétérosexualité en est toujours flanquée, et c'est là le sens et la meilleure justification de la théorie freudienne de la bisexualité.
L'homosexualité ainsi définie peut revêtir quatre formes: refoulée, fantasmatisée, manifeste et sublimée.
Il semble que son destin soit d'être sublimée et il est évident que ses autres formes, surtout peut-être la première, sont génératrices de souffrance psychique, en particulier dans la mesure où elles perturbent