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Le Dr Pasche adresse ses vives félicitations à J. Chasseguet-Smirgel pour son très beau rapport et donne la parole à J. Favreau et E. Kestemberg chargés d'introduire la discussion.
J. Favreau souligne l'intérêt du matériel clinique et bibliographique apporté. Après avoir montré comment la position de Jones constitue un trait d'union entre celles de Freud et de M. Klein, il rappelle la difficulté de savoir si le vagin est psychiquement inexistant chez la petite fille ou s'il est nié. Il montre le rapprochement entre « anal » et « vaginal » dans lequel interdiction et culpabilisation jouent leur rôle, ainsi que l'intrication des pulsions vaginales et anorectales. Puis il propose deux remarques critiques concernant d'une part, le danger de la généralisation à partir de cas particuliers, d'autre part les ambiguïtés de l'expression « identification au pénis ».
E. Kestemberg félicite J. Chasseguet-Smirgel et précise les points de détail qui différencient sa pensée de celle de l'auteur: conception en fait pré-œdipienne du mouvement décrit comme Œdipe féminin, caractère paradoxal de l'identité corporelle entre la fillette et sa mère, possibilité pour la fillette de parvenir malgré les difficultés inhérentes à son évolution à une identification avec la mère. Au sujet de cette possibilité E. Kestemberg souligne le rôle des processus fantasmatiques fondamentaux de l'œdipification qui permettent en particulier à la fille d'aimer ce qu'aime sa mère, puis d'aimer sa mère comme l'aime son père, l'homosexualité et la réassurance narcissique jouant dans le mouvement œdipien un rôle structurant considérable.
Après ces deux introductions une vive discussion s'engage.
C.-J. Luquet félicite l'orateur puis apporte un certain nombre de