You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
L'auteur présente le cas d'un phobique à tendances perverses chez lequel se faisait jour de façon spectaculaire, irrécusable, une représentation, consciente et inconsciente, de la féminité entièrement dominée par la conception « mythologique » de la femme en tant qu' « homme châtré ».
Il s'attache à dessiner la personnalité de son patient, à donner des jalons de son histoire, puis à montrer un moment fécond de son analyse. Grâce à quoi il parvient à faire ressortir le lien qui est apparu entre la nature de la vision du monde féminin et la position psychopathologique du malade; lien dont la réalité effective s'est trouvée confirmée par la modification très sensible au cours de la cure à la fois de son attitude et de son mode fantasmatique sexuels.
De cette étude, essentiellement clinique, l'auteur souhaiterait que naisse chez le lecteur une conviction accrue de la relativité des notions, en apparence spécifiques, de virilité et de féminité, d'activité et de passivité, la reconnaissance de cette relativité lui semblant nécessaire à l'élucidation du déterminisme des « idées reçues » concernant la sexualité féminine.
Parallèlement, mais dans un même esprit, C. David formule, à la lumière du cas rapporté, l'hypothèse suivant laquelle la perversion, telle qu'on peut l'appréhender à travers une re-structuration génétique, réside peut-être davantage dans le fait d'une sorte de scission, anormale ou anormalement poussée, entre fantasme et réalité dans la sexualité individuelle primitive, que dans la fixation à des modes de satisfaction transitoires de pulsions partielles.
Il insiste pour finir sur la portée d'une volonté de « démystification » en matière de sexologie psychanalytique: dénoncer comme mythologie certaines attitudes idéologiques et passionnelles masculines devant la féminité, notamment, ne tend en aucune façon, à ses yeux, à récuser les exigences, imprescriptibles, de l'imaginaire, mais à les accorder aux données d'une expérience fondamentale, qu'une plus libre comm