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Tenter de présenter les communications et les discussions d'Artigny sur le narcissisme suppose le souci d'introduire une certaine cohérence, une liaison entre les propos échangés; et aussi l'ambition, ou en tout cas le désir, de dégager quelques aperçus, quelques conclusions théoriques et quelques implications cliniques (1).
Le sujet était vaste et s'est révélé (comme bien d'autres en psychanalyse quand un certain approfondissement est visé) susceptible de reposer des problèmes essentiels de la métapsychologie freudienne. C'est pourquoi les participants de ce colloque ont été amenés à développer des positions souvent personnelles qui ne coïncident pas nécessairement les unes avec les autres, et qui peuvent donner lieu à une réflexion d'autant plus stimulante et enrichissante que bien des questions sont, en fait, restées en suspens et nombre de développements sans véritable conclusion.
Les introductions au colloque présentées par R. de Saussure et S. Lebovici ne prêtaient guère à discussion. La première, en effet, apportait un éclairage nouveau, biographique et passionnant sur le génie de Freud dont « la mégalomanie » réduite à une réalité renfermait dans son dynamisme même un important ferment de guérison et un moteur puissant pour l'élaboration des doctrines freudiennes; la seconde, remarquable effort pour présenter dans son ensemble la théorie freudienne du narcissisme (théorie dont la construction, les implications, les remaniements et la mise en place dans l'œuvre de Freud ont porté sur près du quart de la vie de celui-ci) se voulait modestement limitée au marquage, à travers la lecture des textes freudiens, des principaux thèmes dont le développement devait revenir aux introducteurs de discussion suivants.
L'intérêt des participants s'est essentiellement centré sur l'élaboration des concepts théoriques. Pour cette raison et aussi pour des raisons méthodologiques nous présenterons à la fin de ce numéro l'exposé clinique de D. Braunschweig et les communications égal