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Les difficultés de ce problème viennent non seulement de l'ensemble des questions théoriques qu'il pose, mais aussi de l'imprécision du concept qui ne peut cependant être supprimé étant donné son intérêt dans l'ensemble de la théorie psychanalytique. Une définition simple, couramment admise, se fait par exclusion: est considéré comme narcissisme secondaire tout ce qui n'est pas narcissisme primaire. Cette définition suppose un concept clair du narcissisme primaire; or, nous avons vu la difficulté qu'il y a à cerner celui-ci d'une manière précise dans nos discussions antérieures. L'ambiguïté des articles traitant du narcissisme secondaire vient de ce que chaque auteur a une conception légèrement différente et, souvent, plusieurs conceptions successives. Il en était nécessairement ainsi au début des recherches, et l'on trouve dans Freud plusieurs définitions. S'il est difficile de parler du narcissisme secondaire, il est facile de parler « autour » de lui, si bien que le concept demeure maniable, même lorsqu'il a été mal défini.
Freud en parle pour la première fois à propos de l'investissement du corps chez la femme lors de la puberté.
Puis il donna sa première définition issue de l'étude des névroses narcissiques: le schizophrène désinvestit l'objet et retourne la libido sur le Moi. Il aboutit ainsi à une position mégalomaniaque.
On peut discuter cette définition qui ne distingue pas précisément la régression du Moi et la régression objectale. Dans une première conception qui correspond au cas cité, le Moi abandonne l'investissement de l'objet. Il abandonne un investissement objectai pour retourner au narcissisme primaire. Il s'agit donc d'une régression à une forme structurale antérieure. La clinique montre que dans ce cas c'est l'inconscient qui est réinvesti, c'est-à-dire dans ma terminologie, une forme primitive du Moi et non le Moi. Nous pouvons dire qu'il s'agit d'une désintégration, d'une déstructuration.
Une deuxième conception de ce phénomène est toute différent