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Nombre d'écrits psychanalytiques sur le cas Schreber remettent en question la théorie homosexuelle des délires et de la paranoïa en particulier (1).
Nous voudrions, pour notre part, poser ici quelques jalons en vue d'une étude de la paranoïa en insistant sur la valeur heuristique de la théorie freudienne qui rend compte de façon cohérente de l'ensemble des phénomènes propres à l'entité nosologique étudiée pour peu que soit élargi le concept même d'homosexualité.
Il nous semble en effet nécessaire d'intégrer à ce concept des apports psychanalytiques complémentaires tels ceux d'Abraham, de Tausk, de Stärcke et Van Ophuisen, de Melanie Klein… (En France, nous pensons plus particulièrement à P. Marty et M. Fain : Aspects fonctionnels et rôle structurant de l'investissement homosexuel au cours des traitements psychanalytiques d'adultes.) Il nous paraît également fructueux de reconsidérer certaines vues freudiennes relatives au narcissisme ainsi qu'aux premiers rapports du Moi aux pulsions et aux objets, sous l'angle de l'homosexualité.
Il nous faut tout d'abord envisager la projection « mécanisme de la formation des symptômes dans la paranoïa (qui) exige que les sentiments, les perceptions internes, soient remplacées par une perception venant de l'extérieur » (2).