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Le but de cet exposé est d'éclairer quelque peu, à travers l'étude d'un fantasme dont la structure formelle est commune à la phobie et à la paranoïa, certains aspects de la composante anale de la position féminine, chez la femme et chez l'homme, en liaison avec l'incorporation du pénis paternel. L'insertion de ce fantasme dans les deux entités nosologiques sera examinée à l'aide de deux axes de références, l'image du corps et la topique.
Anne (2) est une femme de 40 ans, ophtalmologiste, mariée, mère de deux enfants, pleine de vitalité et de fougue, mais entravée par de profonds conflits qui se manifestent sous forme d'angoisses sévères, de dépersonnalisations et d'impulsions à se jeter dans l'eau ou dans le vide. Elle avait déjà subi une analyse chez un confrère qui, obligé de quitter la France, avait bien voulu me l'adresser. Le thème de l'engloutissement dans l'eau est prévalent dans son matériel onirique très riche, dans ses associations, dans son vécu transférentiel.
Ainsi, dès les premières séances elle est très angoissée et projette sur une paroi verte de mon bureau, l'image d'un aquarium. Elle se sent elle-même dans cet aquarium et me dit :