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Denn für dieses Leben
Ist der Menosh nicht schlecht genug…
Si ta main ou ton pied te fait tomber dans le péché, coupe-les et jette-les loin de toi.
La qualité agressive de certaines pulsions a été reconnue depuis les premières découvertes de Freud, qui a cependant longtemps refusé d'admettre l'existence d'un instinct destructeur autonome. Mais le caractère agressif du comportement humain est souligné depuis l'Antiquité, respecté ou dénoncé suivant les moments et les circonstances. Violence et colère, pardon des injures et juste vengeance, amour du prochain et malédiction sont des thèmes et des motifs autour desquels s'organise notre civilisation. Le plaisir de la souffrance, infligée ou reçue, n'est un thème littéraire que depuis ces derniers siècles, mais nul ne doute qu'il ait toujours fait partie du patrimoine humain.
Quand Freud formula l'hypothèse de l'Instinct de Mort, il donna leur cohésion à des éléments étudiés jusqu'alors en ordre dispersé. Sado-masochisme, fantasmes de castration, tendance à la répétition des expériences pénibles, conflits internalisés et cruauté du Surmoi ne peuvent s'expliquer en fonction du seul conflit entre principe du plaisir et principe de la réalité. Il est donc nécessaire d'admettre que l'homme est soumis à deux forces fondamentalement antagonistes et qu'opposé à la libido existe un instinct destructeur. Cette dualité des instincts n'est pas dissociable de la métapsychologie freudienne ni de la description « topique » de l'appareil psychique. Mais Freud ne se contente pas d'admirer la prescience d'Empédocle. Il essaie, dans toute son œuvre, de donner à la vie instinctuelle un statut biologique. Dans ses dernières formulations, les instincts « bien que constituant la cause ultime de toute activité, sont par nature conservateurs. En effet, tout état auquel un être est un jour parvenu tend à se réinstaurer dès qu'il a été abandonné ».