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Du fait de l'extraordinaire richesse clinique et de la permanence des agressions sociales autodestructrices, il est impossible de ne pas se poser des questions qui évoquent l'instinct de mort, les structures phylogénétiques ou l'hypothèse du masochisme organique.
Diatkine nous en a donné, dans son remarquable rapport, une analyse fine, souple et ouverte.
La difficulté réside non pas à être pour ou contre, mais à savoir à quel niveau il faut situer l'opposition de telles entités pour que la discussion soit possible. Par discussion, j'entends l'argumentation la moins éloignée de la clinique, ce qui n'empêche nullement la formulation, implicite ou explicite des convictions de toutes sortes. Il n'y a d'inconvénients que lorsque ces toiles de fond servent lieu de rationalisation.
Je voudrais donc, sans trop rationaliser, distinguer deux moments difficiles à séparer dans l'agressivité et que je n'aie jamais cessé d'observer ni dans les névroses, ni dans les psychoses : il s'agit de l'agressivité investie, soit psychiquement, soit corporellement. Il s'agit bien entendu de l'investissement du Moi.
Lorsque le Moi est capable d'investir (et cette activité dure jusqu'à la mort), il joue sur deux registres, aussi bien pour sa maturation que pour ses défenses.
Ces deux registres sont les investissements psychiques et les contre-investissements corporels dont le poids et les lignes de force se modifient chaque fois que le Moi se trouve mis en question, soit d'une façon critique (au moment des crises d'évolution) soit passagère.
Cette mise en question s'actualise chaque fois que le Moi se trouve