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Je voudrais que l'analyse de la crise actuelle de la guerre affrontée par l'ami Fornari à travers « la longue étude et le grand amour » qu'il vient d'y dédier, obtienne la récompense qu'il mérite et que sa parole, validée par l'autorité de cette assemblée, ait la résonance qu'il a raison d'attendre.
L'idée de ces observations m'est suggérée par le fait que les résultats de l'enquête menée par Fornari sur les déterminantes profondes de la guerre, touchent plus ou moins directement l'origine et la fonction de la loi (et les institutions qui se basent sur cette fonction) à l'interprétation de laquelle — sur le plan psychologique — concourt, il me semble, efficacement la connaissance des mécanismes qui opèrent à l'origine de la guerre ou, mieux encore, à sa crise.
A ce propos, je voudrais qu'on accueille ici mon vœu de pouvoir dédier, dans un proche avenir, une de nos assemblées, à cet argument.
Bien que cela puisse surprendre, le problème de la loi et du fondement du juste n'apparaît pas résolu, même aux juristes. Je citerai, à titre d'exemple, Carnelutti, le majeur des écrivains italiens vivant, qui dénonce dans sa Théorie générale du droit sa propre incapacité à saisir l'essence de la loi, la genèse de la sanction dans la structure de l'ordre juridique, là où elles se cachent, telles les semences dans les fruits.
Dans son plus récent essai le philosophe du droit Del Vecchio avoue que parmi tous les problèmes auxquels il a dédié ses études aucun ne lui a semblé plus difficile que celui de la base de la loi et de la sanction qui la caractérise. Et Jhering semble désorienté lorsqu'il tente d'expliquer le sentiment du droit, qui se présente comme quelque chose