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Les rapports qui font l'objet de notre discussion recouvrent un thème si vaste qu'il est remarquable que les auteurs aient réussi à le résumer. Inévitablement, ce faisant, on néglige certains aspects des problèmes en question et de même, les auteurs ont été amenés à étudier certains problèmes avec plus d'intensité, alors qu'ils passaient plus rapidement sur d'autres.
Au cours de cette contribution à la discussion, je m'efforcerai de faire ressortir les domaines de la formation du symptôme et de la formation du caractère où nos connaissances sont réduites. J'agis ainsi non parce que je ne comprends pas l'importance de ce que nous savons, car je n'ignore nullement les étapes qu'a franchies la psychanalyse ces quarante dernières années depuis Le Moi et le Ça, de Freud. Mais bien des problèmes incitent à une étude plus poussée. Je devrai donc me limiter à un petit nombre de points qui me sont suggérés par les rapports du Dr Lampl de Groot et du Dr Arlow.
La connaissance que nous avons des symptômes est acquise en cours d'analyse. Dans chaque cas individuel, nous avons affaire à un grand nombre d'aspects de la vie de l'analysé avant d'être en mesure de dire que nous comprenons la formation de ces symptômes. Il est bien connu que le symptôme n'est pas un phénomène isolé ; les forces en jeu dans sa formation se répercutent dans maints domaines de la vie du malade. En d'autres termes, le symptôme n'est qu'une cristallisation des divers conflits du malade et de ce qui en a résulté. Nous n'ignorons pas non plus qu'il existe chez bien des personnes des conflits analogues engendrant même des conséquences analogues sans susciter de formation de symptômes.
Ne devrions-nous pas, en conséquence, élargir la formulation de Freud sur la formation du symptôme, telle qu'elle est décrite par Lampl de Groot ? En fait, comment un symptôme névrotique se