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Pour chaque individu, la vie humaine se développe autour de quelques conflits fondamentaux qui sont résolus à des niveaux différents suivant le degré d'intégration du Moi. Le concept à la base de l'article du Dr Arlow, c'est que l'esprit humain tend vers une intégration continue, à un niveau toujours plus élevé. L'instrument en est le processus d'apprentissage, qui se poursuit toute la vie, comme nous le rappelle le Dr Lampl de Groot.
En suivant ce mode d'approche, le développement, je voudrais faire quelques remarques sur la fonction du symptôme névrotique et de l'angoisse dans les phases qui nécessitent une réorientation, lorsque l'individu doit adapter sa force dynamique intérieure à de nouvelles exigences de l'extérieur. A ces moments-là, surgit le besoin d'une intégration des conflits de base à un niveau plus élevé et plus adapté. La première réaction à ce besoin peut être une phase de désintégration, d'angoisse et de formation de symptômes. De ce point de vue, le symptôme névrotique représente un pas en arrière ; Anna Freud a fait ressortir que c'était là un facteur nécessaire de l'apprentissage.
Le symptôme déjà établi n'entrave pas seulement la fonction du Moi en jeu, que ce soit la perception, la mémoire ou la motilité. Le bénéfice secondaire de la maladie issu du symptôme entre aussi en conflit avec l'idéal du Moi. Une source importante de réalisation de désirs ne fonctionne plus. Ceci est ressenti par l'individu comme une sérieuse atteinte à l'estime de soi. La crainte de la conscience, qui en soi n'est pas une source de formation de symptôme, surgit chaque fois qu'on est incapable de façonner sa vie selon ses idéaux et ses objectifs. Il ne faut pas sous-estimer cette crainte à l'heure actuelle où diminue la croyance en la réhabilitation dans l'au-delà, et où les échecs dans la vie doivent être résolus hic et nunc. Dans des cas de ce genre, la lutte contre le symptôme a pour origine un changement dans la relation entre le