You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
A la lumière de la clinique, l'auteur étudie les défauts du Moi qui rendent impossible l'évolution favorable de l'Œdipe et qu'il attribue à des traumatismes préœdipiens, dont le terme fixation rend mal compte.
Les exemples concernent de jeunes hommes ayant des troubles de la sexualité et ayant peur de tomber sous la domination des femmes, dont cependant ils cherchaient à être aimés.
Leur passivité, en analyse, doit être comprise à la lumière des affects concomitants : la honte d'être forcé à se comporter comme un bébé ou une femme ; la culpabilité à dissimuler derrière le transfert maternel et le plaisir masochiste une agressivité féroce. Le masochisme doit être élaboré avant que la crainte du père puisse être révélée derrière la peur des femmes. Cette situation est à lier à deux phases œdipiennes, la plus récente est le flirt avec la mère, sans s'occuper du père ; la plus ancienne est la phase phallique exhibitionniste qui s'adresse aussi à la mère. C'est elle qui dans ces cas, et non le père, est à l'origine de la peur.
Le comportement des malades n'est donc pas expliqué par un Œdipe inversé, mais par l'identification à la mère, identification parasitaire à un objet d'amour et d'agression, vu comme un « co-sujet ». Le « co-sujet » devient un objet par la voie de la frustration, ce qui montre que le transfert doit être manié avec patience, pour donner au sujet le temps d'évoluer.