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A la suite des quatre introductions présentées ci-dessus la discussion s'est engagée. Rappelons que le but de ce Séminaire était de cerner et de définir le problème du caractère dans l'analyse. Ceci impliquait une mise en cause de l'appellation ancienne de « névrose de caractère », asymptomatique, et l'intention de situer, sans se limiter à un aspect technique et clinique, mais en envisageant le plan de la théorie psychanalytique, les traits de caractère et leur organisation par rapport à d'autres organisations plus spécifiquement traitées par la psychanalyse, telles les névroses ; cette étude se trouve évidemment compliquée par le fait qu'il n'était pas possible d'éviter d'envisager, simultanément, la définition même du caractère et les problèmes posés par l'existence de traits de caractère dans l'organisation psychologique des patients en général.
C'est pourquoi, après une tentative d'individualisation du trait de caractère par rapport à la formation délirante et au symptôme, la discussion s'est tout naturellement orientée vers une certaine opposition entre trait de caractère et caractère, entre caractère et psychose, caractère et névrose ; puis l'attention s'est portée sur la manière dont le caractère, dans la relation psychanalytique, débouche sur la dépression et sur les perversions ; l'essai d'établir une esquisse pathognomonique du caractère devait soulever le problème des rapports du caractère et de la réalité, problème qui n'a d'ailleurs pas cessé d'infiltrer toutes les discussions. La conclusion devait être apportée par les derniers échanges, introduits par l'exposé d'Evelyne Kestemberg sur la théorie de la technique dans l'analyse des névroses de caractère.
Chez l'enfant (P. Mâle) l'acceptation du seuil de la réalité sépare l'attitude projective, propre au trait de caractère tel que l'a défini Diatkine, du délire. Le vécu pénible est projeté sur l'autre comme dans la croyanc