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Quand j'ai choisi d'introduire cette discussion sur régression et schizophrénie, c'est que bien sûr je m'intéressais et à la régression et à la psychothérapie des psychoses, mais après réflexion je me suis demandé si je ne m'étais pas fourvoyé dans une impasse : puisque aussi bien la régression dans la schizophrénie, c'est son aspect essentiellement déficitaire ; dès lors on peut se demander s'il est bien fécond d'un point de vue psychanalytique d'aborder la psychose sous cet angle.
A cela d'ailleurs, Barande me répondait par avance dans son rapport introductif lorsqu'il écrivait que finalement l'acception énergétique et dynamique de la régression lui semblait avoir une valeur positive et féconde dans le domaine de la névrose à l'exclusion toutefois de celui de la psychose où une telle acception ne pouvait être valable : déficience de la disposition à la régression et inaptitude au transfert en sont les caractères négatifs parallèles.
Cette position contre laquelle je m'élève me semble être aussi paradoxalement celle à laquelle sembleraient aboutir les chercheurs les plus familiers pourtant des psychoses pour lesquels le transfert existe chez ces malades, mais dont les travaux à travers cette reconnaissance même du transfert ont abouti, paradoxalement je le répète, à mettre eux aussi l'accent sur le déficit du Moi psychotique (je pense à Federn bien sûr, mais aussi à tous les défenseurs du Moi autonome et Eissler, par exemple, en ce qui concerne les malades dont nous nous occupons en ce moment), dans une espèce de paraphrase psychanalytique de ce qui ressort à vrai dire d'un autre domaine, biologique, comme l'avait souligné Freud (Prédisposition à la névrose obsessionnelle, 1913).