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La partie du sujet qui m'a été impartie étant l'étude de la régression telle qu'elle peut apparaître en clinique psychosomatique, j'isolerai artificiellement l'aspect typique laissant de côté les mécanismes mentaux qui coexistent dans la plupart des cas.
Voici quelques traits caractéristiques de ces patients tels que les ont établis les observations et qui ont été précisés par Marty, de M'Uzan et David dans leur livre sur ce sujet : le malade se présente avec un mode de penser en accord avec un comportement fonctionnel et concret. Sa façon d'être dans la vie, son mode de relation ne distingue pas l'autre et ne le distingue pas de l'autre, sinon en lui attribuant certaines fonctions. L'univers est en quelque sorte, presque défini par un mode d'emploi. De ce fait, les manifestations de transfert sont minimes et traduisent les difficultés de l'élaboration mentale inconsciente. Par contre, les aléas de la vie s'enregistrent littéralement dans des variations cliniques du symptôme. Où chez tout autre apparaîtraient affect, dramatisation, repli méditatif sur soi, est remplacé dans ces cas par des variations d'une symptomatologie franchement somatique.
A quel niveau se situe la régression d'un tel Moi ? Même question pour son mode de relation. Que représente la symptomatologie somatique ?
A moins d'avoir l'imagination fertile et de savoir distinguer les richesses d'un désert, on reste déconcerté devant ces questions. Nos connaissances habituelles sur l'évolution libidinale, sur les mécanismes de défense liés aux fixations deviennent en grande partie impuissantes à nous apporter une réponse. Les bases génétiques habituelles adéquates pour la clinique psychanalytique classique deviennent insuffisantes dans notre domaine. L'insuffisance d'élaborations mentales