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A l'occasion du sujet proposé « la régression », il m'arriva d'éprouver à l'improviste les associations ou réflexions de collègues. Il s'en dégagea pour moi une impression de polymorphisme et de flou dans l'usage ou la définition de ce concept, variant de l'un à l'autre et aussi selon qu'ils s'efforçaient de le saisir à travers leur expérience clinique ou plutôt dans le contexte de la théorie freudienne. Celle-ci à son tour c'est immanquable, probablement inévitable, étant privilégiée quant à une période ou un aspect.
Le Colloque de Deauville reflète sous une forme élaborée et documentée ces positions spontanées, concernant l'usage pratique, de recours nécessaire ou plus théorique dans le cadre d'une pensée méta-psychologique. R. Barande s'est longuement consacré à suivre l'évolution du concept depuis ses préliminaires chez Freud, jusqu'à la triple ou même quadruple acception du concept qui se dégage à travers son histoire: la régression comme hypothèse articulée à la théorie de la récapitulation sociogénétique; la régression comme mécanisme psychologique, fondée par la considération topique du psychisme exposé dans La science des rêves et simultanément comme processus ontogénétique; enfin la régression conçue comme le tableau résultant de certains refoulements, ce qui mène à la notion de régression défensive. Cette étude est marquée du souci de pénétrer le sens des modifications rencontrées en particulier avec la théorie de la dualité instinctuelle des années 20 et dans le cadre de la théorie structurale. Barande s'attache ensuite à discerner les positions des auteurs qui nous sont familiers et dont plusieurs participent au Colloque.
Sa position personnelle qui a pu paraître de « choc » (Diatkine) a certainement le mérite salué par Nodet, Shentoub et Favreau, de remettre en cause cette sorte de confort suspect des termes éculés par l'usage qui risquent de voiler plus que d'éclairer l'expérience clinique. Aussi argumente-t-il résolument le versant prospectif aussi act