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Mesdames,
Messieurs,
J'apprécie vivement le grand honneur que vous avez bien voulu me conférer en m'invitant à parler de la relation entre mes recherches sur le nourrisson et le point de vue métapsychologique. En même temps, je me suis trouvé quelque peu ébranlé par les dimensions de cette tâche, qui embrasse à peu près l'entier de 30 ans de mes travaux. Je me sens un peu comme cet éditeur italien du XVe ou XVIe siècle, qui, en publiant une édition de Lucrèce, mit en sous-titre: De omnibus rebus et quibusdam aliis. Il est donc inévitable que la conférence que je vous fais soit longue et touffue et j'en appelle à votre indulgence. Évidemment, je ne vais pas énumérer tous mes travaux portant sur le point de vue métapsychologique; cela équivaudrait à vous réciter ma bibliographie.
Toutefois, je pense qu'il sera utile que je vous explique comment j'entends le point de vue métapsychologique aujourd'hui, puisqu'il a été changé et élargi depuis que Freud l'a introduit en 1901. (Il se servit de ce terme d'abord dans une lettre à Fliess, en 1896.) Il introduisit ce concept dans la théorie du système psychanalytique et le définit exactement en 1915 (Das Unbewusste).
Je n'entrerai pas dans la discussion des raisons qui ont amené Freud, et ensuite ses disciples (dont je suis) à ajouter certaines dimensions aux trois dimensions que Freud avait introduites en premier lieu; j'entends le point de vue topographique, dynamique et économique. Si vous le désirez, nous pourrons reprendre dans la discussion la question des autres dimensions qui dépassent ces trois-là.
Cependant, je vais les nommer. Freud ajouta bien plus tard, aux trois éléments qui constituaient le point de vue métapsychologique à son origine, le point de vue structurel. Hartmann, Kris et Loewenstein introduisirent ensuite le point de vue génétique qui, en tant que loi