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« Quelle que soit la valeur de nos hypothèses, gardons-nous de confondre l'échafaudage avec le bâtiment. »
(Freud, La science des rêves.)
Le but de ce travail n'est en aucun cas de prétendre apporter une façon de penser nouvelle qui viendrait s'ajouter à la floraison de plus en plus abondante de corps de doctrines psychanalytiques dont la multiplication même marque l'extension et la fécondité des hypothèses suscitées par l'œuvre de Freud aussi bien que par la richesse croissante des expériences cliniques diverses.
Ce que nous nous proposons, c'est d'exprimer ici un certain nombre de réflexions qui se sont imposées à nous au point actuel où nous en sommes de l'appréciation de notre expérience clinique et des références théoriques auxquelles celle-ci nous a conduit. Bien évidemment, la leçon que nous apporte la clinique aussi bien que le choix d'une ligne générale au sein de la richesse de la pensée freudienne, répondent pour nous, comme pour chacun, croyons-nous, à une orientation réflexive qui traduit nos besoins personnels et qui nous paraît — sans doute en fonction même de ces besoins — avoir la plus grande fécondité explicative. C'est ainsi que la perspective génétique dans la théorie psychanalytique, que ce soit dans l'œuvre de Freud lui-même ou dans celle de certains de ses continuateurs, a tout spécialement suscité notre intérêt, et nous sommes désireux d'exprimer d'entrée de jeu ce que nous devons à la théorie dite génétique et structurale.
Après avoir succinctement situé ce corps de doctrine dans le courant de l'évolution historique de la pensée psychanalytique de ces quatre dernières décades, et après avoir exposé à grands traits ce qui nous en apparaît comme la ligne de force la plus importante et la plus originale,