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Je ne m'attarderai pas sur les qualités manifestes de ce travail quant aux aspects génétiques de la sublimation ; mais j'aimerais y ajouter quelque chose qui m'en paraît absent.
L'exemple de l'homme qui collectionne les articles sur les incendies placé dans le contexte de l'élaboration théorique du problème de la sublimation par Sandler et Joffe jette une lumière saisissante sur les dilemmes continuels auxquels nous expose ce problème, ce que Ricœur a nommé l'aporie de la sublimation.
Ou bien nous retournons à Freud avec un seul lieu de l'énergie instinctuelle, le Ça. Le Ça est alors le réservoir de l'énergie, énergie qui investit l'ensemble des représentations, l'objet, le sujet (narcissisme), la fonction, les aptitudes, investissement représentant les aléas et déplacements de la pulsion originale. La fonction, ici de collectionneur d'articles, étant une fonction investie d'énergie au même titre que toute autre fonction.
Et c'est alors l'autre, l'homme du musée de l'exemple, qui donne à cette fonction et à son produit, la collection d'articles, leur qualité particulière de sublimation, de valeur pour l'autre, de valeur culturelle et de valeur pour soi : « C'est un jour merveilleux pour moi » dit le collectionneur au directeur du musée. C'est reconnue par l'autre que la fonction devient ici une sublimation. La sublimation est donc médiatisée par l'autre en cas d'une théorie moniste des instincts, en cas du Ça comme réservoir des pulsions.
Dans ce cas on peut émettre l'hypothèse suivante pour expliquer génétiquement l'action de l'homme du musée qui reconnaît la valeur de la collection du vieillard : le père (ou la mère) est l'autre grâce auquel la valeur éthique ou esthétique propre à une sublimation prend naissance et l'homme du musée est l'autre en tant qu'il représente les