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Ayant de commencer d'exposer oralement le travail qui vous a été communiqué, je dois m'acquitter d'une tâche d'excuses.
1° Je n'ai pas parlé — délibérément — des travaux de Melanie Klein sur le « deuil » parce que je n'ai pas pu prendre connaissance, à temps, de ces travaux non traduits encore. Je sais, par des amis bien informés, que ces travaux donnent un tour nouveau, inhabituel, à la pensée de M. Klein. Je n'ai pas voulu parler non plus de l'identification projective, me réservant de parler plus longuement de la projection une autre fois.
J'ai donc voulu rester dans la lecture orthodoxe — et non dogmatique — des textes freudiens, en tentant de montrer par là que la notion de deuil, dans sa généralité, la notion de travail qui y est adjointe, de temporalité (le temps du désinvestissement), étaient nées, dans l'œuvre freudienne, du sens même, le plus sûr de cette œuvre : non pas échapper à la mort, mais la mettre à notre hauteur, à portée de destin (voir pour cela ce que dit Freud du destin dans le problème économique du masochisme). La thérapeutique est bien de soulager la douleur, de tenter de vaincre le mal…, sinon la mort… du moins de la poser non pas comme invincible — ce qui serait lâche — ni comme possibilité d'être vaincue définitivement — ce qui serait dérisoire et aussi lâche — mais de ne pas se refuser à sa présence, mais de la mieux penser. L'ambition thérapeutique ! Chercher le fondement de la thérapeutique. Chercher le fondement de cette ambition !
2° Je n'ai pas parlé de l'imposant travail d'Évelyne et Jean Kestenberg sur la Contribution à la psychanalyse génétique, car je n'en avais pas pris connaissance quand mon texte a été écrit. Je n'y ferai pas référence,